L’exubérance textile de Manish Arora

dimanche, avril 19, 2015 4 1
Maître de l’exubérance élégante, du sublime excentrique, le couturier indien Manish Arora nous régale chaque année de ses collections audacieuses, où les accents du monde entier s’entremêlent sur ses tissus bariolés. Le créateur s’amuse du multiculturalisme, jouant avec les matières et les couleurs, inventant des coupes futuristes aux ornementations mirobolantes, habillant avec génie la femme de demain. Entre tradition et émancipation, son féminin est porteur d’une effronterie raffinée, d’une assurance délicate que nous devrions toutes enfiler le matin comme gage de notre autonomie.

 

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Pour aller butiner plus loin on virevolte jusqu’à son site, son Facebook et son Instagram.

 

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Les mots de Philippe Delerm

mercredi, avril 15, 2015 4 1
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Se promener sur Le trottoir au soleil de Philippe Delerm c’est déboucher sur l’érotisme du quotidien, avoir l’assurance de retrouver ses propres souvenirs à l’angle des pages, se cogner contre les impressions fugaces de notre existence. Tous ces récits d’une page et demie sont des odes au plaisir, à ces instants furtifs jalonnant nos journées. Lire ces courts poèmes du présent, c’est profiter d’un rayon de soleil chatouillant nos sens, c’est prendre une pause et se reconnaître, se focaliser sur ces petits riens, ces bonheurs simples qui nous rappellent l’exaltation d’être vivant.

 

« Le bien-être n’est pas une fuite, il apprivoise le présent. »

 

Si vous aviez déjà été séduit comme moi par La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, alors vous serez tout aussi charmés par ce recueil à l’écriture enjôleuse, garante de votre sourire du jour. « Tout à la fin, on est comme le roi de Ionesco, on dit : je veux redoubler. » Tout à la fin des mots de Philippe Delerm j’ai la conviction intime d’y revenir encore, d’y retrouver toujours l’inégalable plaisir d’observer le monde, la volupté cotonneuse d’un souvenir d’enfance, l’irrépressible pulsion d’être heureuse.

 

« Tous ces destins séparés, contigus, toutes ces histoires qui se frôlent et ne se croisent pas. C’est drôle. Dans la rumeur du trafic, cela pourrait sembler une cacophonie, mais c’est tout le contraire. En retrait, quand on devient juste un regard posé sur tous ces jeux cruels, tragiques, et plus souvent à peine mélancoliques, on sent monter une harmonie. Les pièces du puzzle s’encastrent. Est-ce seulement le soleil à contre-jour filtrant sous les branches? Il y a de la poussière qui danse en suspension. Pas de place à payer pour le spectacle. On se sent bien dans la grammaire de la rue. Le verbe fait l’action. Mais il y a les verbes d’état aussi. Ils n’ont pas de complément d’objet, pas de but. Etre, paraître, devenir. On se sent là. Lézard de la rue. »

 

On boit une première gorgée de bière en écoutant les bruits de la rue, ou les chansons du fils, la singularité de l’existence en héritage : Vincent Delerm.

Les portraits de Seydou Keïta

lundi, avril 13, 2015 0 1

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Autodidacte et précurseur des portraitistes africains, Seydou Keïta photographie le tout Bamako dans son studio qu’il ouvre en 1948. Les habitants de la capitale malienne s’y pressent pour se faire tirer le portrait, seuls ou en famille, toujours endimanchés, parfois en motocyclette, chacun se prête au jeu de poser devant les fonds à motifs installés par l’artiste. Ces portraits sont autant de témoignages de la société malienne de 1948 à la fin des années 70. Une élégance maîtrisée se dégage des poses gracieuses, les regards capturés transmettent des récits de vie tout en retenue. L’art de Seydou Keïta, superbe de simplicité, immortalise des destins en noir et blanc, piège un présent qui jamais plus ne pourra s’échapper, offre à ses modèles une éternité de papier glacé, une profondeur à exposer.

 

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S’il nous a quitté à Paris en 2001, l’influente oeuvre de Seydou Keïta rayonne encore dans le monde entier, sur la toile, sur papier et même étrangement sur instagram…

 

Son site et son instagram