Les mots d’Olivier Bourdeaut

dimanche, avril 10, 2016 0 3

olivier bourdeaut

 

I knew a man Bojangles And he danced for you In worn out shoes With silver hair, a ragged shirt And baggy pants, the old soft shoe He jumped so high, he jumped so high
Then he lightly touched down I met him in a cell in New Orleans I was down and out He looked at me to be the eyes of age As he spoke right out He talked of life, he talked of life He laughed, slapped his leg a step

 

Entrer dans la danse de Nina Simone par la littérature. Y valser avec des personnages dignes de F. Scott. Fitzgerald, dans un univers où la banalité est coiffée d’un bonnet d’âne. Lecture anachronique, la première toute en légèreté depuis des mois, les premières pages ouvertes post-concours. Invitée par les mots bambins du narrateur à entrer dans son intimité scandaleuse d’ahurissements. De l’inattendu dont le récit m’a tout de même laissé sur ma faim de déconcertant.

 

He said his name, Bojangles And he danced a lick across the cell He grabbed his pants
in fettered stance Oh, he jumped up high Then he clicked his heels He let go a laugh, he let go a laugh Shook back his clothes all around

Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, dance!

 

En attendant Bojangles est un long mensonge à l’envers pour fuir la réalité fadasse. Tout y est décalé. Passionné. Incommensurable et à débordement. Les esprits en déménagement permanent. Les émotions sous cocktails et médicaments. Rien n’y perdure, qu’une éducation rocambolesque à vider des baignoires pour apprendre les mathématiques, qu’un quotidien ubuesque pour héritage, qu’une vie à vivre sans jamais se réfréner, à sauter sur les lits plus hauts pour oublier le moche et l’insurmontable. Cette folie qui tourne en une fête inlassable, jusqu’à en user le diamant.
 

He danced for those At minstrel shows and county fairs Throughout the south
He spoke with tears of 15 years How his dog and him traveled about
His dog up and died, he up and died After 20 years he still grieves

He said I dance now At every chance in honky tonks For drink and tips
But most of the time I spend behind these county bars Cause I drinks a bit

 

On bouge en rythme sur les mots d’Olivier Bourdeaut en écoutant Mr Bojangles de Nina Simone, en s’enivrant de cocktail dont on croque les olives, de gin tonic pour appréhender l’impossible.

 

He shook his head And as he shook his head I heard someone ask him
Please, please

Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, dance!

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