Lettres à ceux

jeudi, juin 1, 2017 2 2

 

Ils sont tous d’un autre souvenir, d’une peau que je ne porte plus, d’une bouche qui leur est close. Il sont d’un passé devenu lointain, comme s’ils étaient de papier glacé, tournés du bout du doigt jusqu’à les écorner. Tous, des suivants pour oublier les ratés de si peu. Essayer en neuf.

 

Ne vivre que du corps présent, du baiser lacuneux ou du coup de rein à me réveiller, à taper contre mes portes ouvertes. Vos bouches, vos torses, vos fesses et vos mensonges bandés entre mes mains serrées, sont là, dans le don de moi du moment, agrippés à un autre dans cette illusion d’unicité.

 

Dans le débordement d’être vraie, je vous ai tous aimés.

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