Les mots de Baudelaire

jeudi, janvier 22, 2015 0 2

PENTAX ImageBaudelaire veut « La vie en beau ! »  et nous la jette d’en haut dans un pot de Petits poèmes en prose à l’architecture Haussmannienne.

 

Le Spleen de Paris, pendant aux Fleurs du Mal trop méconnu, nous fait trébucher sur les gravats des rues de la capitale défigurée par l’entreprise napoléonienne de modernisation de la ville. Un ouvrage singulier où l’effrayant s’associe avec le bouffon, la tendresse avec la haine, et dont l’innocence apparente cache la volonté profonde de nous dessiller le regard.

 

Puisqu’il faut toujours être ivre, ivre sans cesse, de vin, de poésie ou de vertu, il faut s’étourdir de la prose poétique baudelairienne. Une prosodie inhabituelle, violente, folle lunatique et glauque, qu’on éfeuille poème après poème, qu’on lit comme de petites histoires qui font rire beaucoup, effraient toujours. Tourment d’images méandreuses qu’il faut apprivoiser au fil des lectures, encore et encore, ouvrir ce recueil pour y découvrir un monde beau d’être malade, dont Baudelaire a fait son asile magnifié.

 

On frissonne en sirotant une petite absinthe avec Franz Liszt.

 

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