Les mots d’Edith Wharton

lundi, février 11, 2019 0 0

 

 Ces deux derniers jours j’ai découvert l’autrice Edith Wharton, avec son roman Ethan Frome et trois de ses nouvelles. Des lectures qui m’ont donné envie de découvrir Le Temps de l’innocence pour lequel elle a reçu le prix Pullitzer en 1921.

 

J’ai véritablement accroché à ces récits d’une autre époque, qui nous font voyager en cheval dans un Massachusetts enneigé, où pénétrer au confins de grandes maisons ou d’appartements où les femmes étaient encore cloisonnées.

 

Ethan Frome est le destin mutique d’un pauvre homme mal marié. Une lecture idéale l’hiver, car toutes les pages sont enneigées, et l’on y retrouve le souffle glacial et inquiétant des passions impossible qui raviront les lecteurs des soeurs Brönté. Un paysage de désolation, romanesque à souhait, qui nous fera espérer le meilleur et pressentir le pire.

 

« C’était tout ; mais toute leur relation lavait été composée que de moments comme celui-là, informulés et fulgurants, où ils semblaient soudain rencontrer le bonheur comme ils auraient surpris un papillon dans les bois, en hiver… »

 

Les nouvelles de l’autrice sont des portraits de femmes. Des femmes qui pensent, ressentent et réfléchissent, mais restent emmurées entre quatre murs, engoncées par des principes de fidélité, des habitudes dont il ne leur viendrait pas à l’idée de se débarrasser : claquer la porte et ne plus revenir, en finir avec la solitude d’être deux.

 

« Mais j’ai parfois pensé que la nature d’une femme est comme une grande maison pleine de pièces : il y a le hall, dans lequel tout le monde passe en tous sens ; le salon, où l’on reçoit les visites officielles ; la salle à manger, où les membres de la famille vont et viennent à leur guise ; mais au-delà, bien au-delà, il y à d’autres pièces, dont on ne pousse peut-être jamais les portes, dont personne ne connaît le chemin, dont on ne sait où elles mènent, et dans la pièce la plus retirée, dans le saint des saints, l’âme se tient assise, seule, guettant le pas de quelqu’un qui ne vient jamais. »

 

J’ai beaucoup aimé tomber sur cette autrice en flânant dans ma bibliothèque, m’arrêter sur ce nom qui me disait quelque chose, sur cette 4ème de couverture qui annonçait déjà ce questionnement sur les femmes du XXème siècle.

 

  Connaissez-vous cette autrice ?

Avez-vous un de ses livres à me conseiller ?

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