Bilan d’un mois de régime Paléo

mardi, octobre 3, 2017 6 2

Aujourd’hui je voulais vous parler de ma dernière expérience diététique : le régime Paléo.

 

Pourquoi?

Régime non pour perdre du poids mais bien pour être en meilleure santé. Je vous avais déjà parlé de mon problème de santé, une charmante maladie chronique aux intestins qui s’attache à ballonner mon quotidien depuis dix ans. Entre restrictions et excès je n’ai jamais réussi à trouver la stabilité, les rechutes ponctuent chaque année de temps morts à manger du riz au fond de mon lit.

Cela fait quelque temps que je voyais le nom de ce régime tourner sur les forums dédiés aux maladies intestinales, et les malades en parler comme d’un remède miracle à nos maux gargouillant. Ce qui m’a convaincu à franchir le cap c’est que les docteurs et diététiciens plébiscitant ce mode d’alimentation sont pour certains atteins de la même maladie que moi, ou dérivées : Julien Venesson ou  Aglaée Jacob.

 

Comment ne me suis-je pas plus tôt intéressée à régler la source de ma maladie : ce que je mange ? plutôt qu’ingérer des médicaments sans réfléchir à la source de mon mal ? Attitude illogique, contre-productive voir destructive avec du recul, mais j’avais cette excuse de relativement « bien vivre » avec mon mal et de pouvoir manger de tout sans passer par la case hospitalisation. Je me contentais donc d’alterner les phases de stabilité ou je m’autorisais à manger de tout et les phases de restriction draconiennes quand la fatigue l’emportait finalement.

 

Le départ

Commencer le régime Paléo ne m’a pas effrayé. A tout ceux qui s’exclamait « Je pourrais jamais, c’est trop bête de se priver de telle ou telle chose ! Ca va te manquer! », j’avais envie de répondre que c’est me sentir bien qui me manque, passer une journée sans penser à son ventre, et je les enviais de n’avoir jamais eu à souffrir que d’une sinusite ou d’une gastro. Handicapés en tous genre vous le savez : ils ne peuvent pas comprendre.

Nouveau départ dans un nouvelle ville, j’ai décidé de l’essayer le temps de m’installer, et peut-être de prendre de nouvelles habitudes alimentaires. L’absence de vie sociale inhérente à mon arrivée dans une nouvelle ville étant propice pour arrêter de passer des soirées à boire du vin et manger du pain et du fromage (oh drame ! oh désespoir).

Un Méa Culpa : je n’ai pas réussi à arrêter le chocolat noir. Moi qui ne suis pas très sucré, j’ai trop besoin de mon petit carré pour ponctuer mon repas.

 

Paléo Quesaco ?

Le mode d’alimentation Paléo consiste – pour faire court – en l’exclusion d’aliments transformés qui nuisent à l’épanouissement de notre organisme, voir le rendent malade.

 

Les aliments principaux à exclure :

  • Le Gluten (et autres céréales par extensions)
  • Le Lactose (adieu fromage…)
  • Les céréales
  • Les légumineuses (moi qui ne jure que par le humus se fut un coup dur…)
  • Les produits industriels (plus s’est transformé plus ça fait des gargouillis)

 

Je vous invite si cela vous intéresse à consulter les sites Jememetsaupaléo, Paleo-régime, Brillerdesanté, JulienVernesson, GourmandparnatureBmoove et à lire les livres, consulter les vidéos sur ce sujet.

 

 

Le Bilan au bout d’un mois

Un panier de course qui change sensiblement

Gourmande et curieuse de nature, en commençant ce régime j’ai vu l’occasion de découvrir de nouveaux aliments et de nouvelles recettes. Je n’avais pas grand chose à jeter de mes placards, ayant déjà de base une alimentation équilibrée où le produit frais prévaut sur le lyophilisé. J’ai tout de même abandonné mes paquets de Barilla pour du Tahin, de la farine de noix de coco et noix en tout genre, autant vous dire que la note du premier panier fut un peu salée.

Bien manger a un coup, mais la santé n’ayant pas de prix, je préfère me régaler et avoir la forme, que me sentir sirupeuse pour pas cher.

 

Un corps sans pierre dans le ventre

Le résultat de ce nouveau régime ne s’est pas fait attendre. Moi qui avait le ventre d’une femme enceinte de huit mois presque tous les soirs, mes ballonnements ont quasi disparus du jour au lendemain. Je ne me sens plus restreinte par mon propre corps, je n’ai plus ce poids à sentir et porter, cette enclume à tirer mon sourire vers le bas. Et puis beaucoup, beaucoup moins de gaz… on se sent quand même mieux.

 

Du sommeil enfin !

J’ai toujours eu le sommeil léger, et les chasses d’eau des voisins me réveillant au milieu de la nuit me confirment que cela n’a pas changé. Cependant je ne tourne plus une demi-heure à une heure dans mon lit avant de m’endormir, et ne suis plus réveillée par mes propres flatulences (Dieu que mon soucis de santé est glamour et idéal pour la confiance en soi !)

 

Et que je bouge mon booty sur la piste

Qui dit rentrée, dit reprise du sport. Et j’ai commencé fort : six heures de danse par semaine avec un professeur qui n’y va pas avec le dos de la cuillère. Avec ma maladie je ne suis pas sensée pratiquer des sports « violents » mais plutôt des sports doux comme le Yoga et compagnie, mais je n’y arrive pas, j’ai besoin de tout lâcher, me surpasser, transpirer… Alors bien sûr le cardio est à travailler, comme toute personne sortant d’une période de quatre mois de farniente sous le soleil breton. Cependant je n’ai pas été une seule fois prise d’étourdissement ou de vertiges comme cela m’arrivait régulièrement l’année précédente. Et autant vous dire que, sans boule au ventre, on saute beaucoup plus haut et on se sent plus à l’aise à se trémousser face au miroir.

 

Adieu Gluten et produits industrialisés

Je n’étais déjà pas une grande fan des produits industriels. Non éduquée à en manger, j’avais déjà repéré qu’ils me rendaient malades et ne les consommaient donc qu’en de très rares occasions : vie sociale oblige. Mais le gluten difficile d’y échapper : pâtes et pain faisaient parti de mon quotidien. Je les ai bannis et je ne m’en porte que mieux. Je ne dis pas que je ferais pas de temps en temps un petit extra Pasta, mais plus jamais dans mes placards, plus jamais tous les jours.

 

Et les produits industrialisés Bio et sans gluten et cie ?

Je me suis laissée tentée par le rayon bio et par quelques produits sans gluten : pain et biscuit. Le résultat est le même : c’est beaucoup moins bon que le fait maison, plus cher, la sensation de satiété est moindre et les ballonnements reviennent. J’en reviens donc toujours à mes fouets et casseroles.

 

Et le fromage dans tout ça ?

J’ai craqué en fin de mois et j’ai réintroduit un petit bout de fromage à pâte dure par ci par là dans mon alimentation. Addicte au fromage que je consommais tous les jours sans exception, j’ai voulu voir si lui aussi avait une mauvaise influence sur mon bidou… La réponse est malheureusement : oui. Un petit bout de fromage et mon ventre se rappelle à moi, sans douleur mais en gonflant… Le fromage comme les pâtes seront donc des plaisirs coupables occasionnels quand amis ou famille me tenteront.

 

 

Et la perte de poids ?

Perdre du poids ne m’intéressait pas vraiment : ne plus être serrée dans mes pantalons pour cause de ballonnement et reprendre du muscle, par contre oui.

Avant : 69 kilos.

Après : 67,4 kilos.

Il faut dire que comme en témoignent les photographies, je ne me suis pas laissée abattre. La Paléo n’a certainement pas tué ma gourmandise.

 

Et après ?

Vous vous en doutez je l’ai essayé et je l’ai adopté. Les résultats sont trop positifs pour me précipiter sur un Macdonald avec insouciance.  Cependant je vais continuer à tester des aliments : en exclure et en réintroduire pour arriver à mon régime idéal. Je me suis vite aperçue que les graines de courges n’étaient pas supers indiquées dans mon cas par exemple, alors que le chocolat noir demeure du bonheur en tablette.

Par ailleurs un weekend chez mes parents à manger du pain, du fromage et des pâtes avec un verre de vin, a fini de me convaincre : trop fatiguée de lendemain pour aller à la danse et le ventre gonflé.

 

Un nouveau palier à adopter

Par ailleurs je vais continuer de lire et me documenter, notamment sur l’alimentation vegan, pour limiter ma consommation de viande et ne pas en faire d’overdose, sur le régime pauvre en FODMAP et surtout sur le protocole auto-immune que je vais commencer de ce pas. Ainsi je supprime les oeufs dès demain et j’augmente la dose de légumes dès le matin, sans noix, sans solanacées, graines et tomates. Heureusement il y a plein de blogs sympas avec des idées de recettes motivantes.

 

Objectifs 

Le but ultime étant bien évidemment la stabilité et pourquoi pas à terme l’arrêt de toute médicamentation, mais le chemin est encore long jusque là, il y’a encore tant de plaisirs gustatifs à découvrir et inventer ! J’aimerai par ailleurs trouvé un médecin, nutritionniste, naturopathe ou que sais-je qui pourrait durablement m’aider dans ma quête de régime alimentaire adapté. Si vous avez des adresses sur Caen je suis preneuse.

 

Si vous avez testé ce régime ou d’autres méthodes d’alimentation pour votre santé, je suis curieuse d’échanger avec vous dans les commentaires ou par mails.

Chagrin d’ami.e.s

dimanche, octobre 1, 2017 1 1

 

Tu courais nu sur la pelouse de mes parents au temps des tentes dans jardin. Nous nous sommes échangés nos mots en lettres et cahiers, dans nos agendas ou autour d’un verre de rosé. Tu es entré dans ma famille, tu es devenu mon frère, tu es devenue ma sœur. J’ai tenu tes cheveux emmêlés à ton chagrin et tu as dormi blotti contre moi quand le monde alentour t’éreintait. Tu étais aussi là pour l’euphorie, la tienne, à vouloir te faire chapeauter. Alors j’ai niché ta main dans la mienne pour nos nuits blanches et nos heures à extrapoler, nos films sur canapé et bars à s’ennuyer, mais ensemble. Nous avons tout commencé et nous nous sommes tout promis.

 

Et quand j’ai été malade tu n’es pas venu.

Ni à pieds, ni en bus.

Tu n’es pas venu.

Pas une seule fois.

 

Alors je me suis tue de trop de peine.

Et tout cela ne t’intéresse pas. Et tout cela ne t’a jamais touché. Tu ne m’as finalement pas connue. Je ne vais pas te manquer. Et mes yeux déçus se sont dessillés sur ce que j’appelais notre  amitié.

 

Maintenant tu as un enfant ou une barbe, mais tu ne te souviens plus de nous.

Maintenant je suis amputée de toi, mais tu restes, membre fantôme, une confiance à consoler.

Dans ma valise il y a…

mercredi, septembre 20, 2017 0 1

 

Ma valise est partie et m’a laissée ici.

Elle est restée là-bas et continue de nourrir toutes mes passions, dans l’ombre d’un baobab surplombant mes six ans. Ma valise ne m’a jamais quittée.

Ma valise m’accompagne partout, elle est la promesse de mon retour en ces pays que je n’ai jamais vraiment quittés.

Ma valise est ma fenêtre ouverte sur un monde qui m’attend, et je suis courant d’air inspiré de loin, aspirant à cette viscéralité d’ailleurs qui, fidèlement, ne m’a jamais quittée.

 

Cette valise bigarrée à bouger, à ouvrir pour tout rencontrer, à toucher et chambouler en danses à se perdre. Valise insatiable d’ici et de nulle part, vivante et sans réserve aucune, frustrée d’être posée là, à attendre d’être emportée.

Regarde là,

Juste à côté de toi,

Je suis cette valise.