A ton contentement sans envergure

jeudi, septembre 20, 2018 0 0

 

Est-elle belle ?
Ta femme aux yeux qui ne me voient pas, aux mains qui ne touchent que toi.

Est-elle belle ?
A partager une autre vérité, celle dont je suis exclue, l’officielle.
Celle des mots que je ne pourrais jamais te dire mais que tu attends comme un enfant, en sourires carnassiers pour tout prendre et ne rien donner.

Et qu’importe sa couleur ou l’épanchement de ses cils baissés.
Qu’importe son nom si elle t’a sacrifié sa fidélité, qu’importe que je la connaisse puisque je n’existe pas.

Je vous souhaite l’aveuglement. A elle surtout. Ne pas connaître la désillusion d’une rencontre escamotée, la béatitude d’un quotidien en trompe l’oeil sous les regards conciliants des proches sans applaudissements.
Je te souhaite ce contentement sans envergure qui t’emprunte déjà à une vie entière, comblé d’être vrai.

Matière

dimanche, juillet 29, 2018 0 1

 

Mots en écailles à vieillir sous la pluie, délavés d’attendre.

Écorce effritée à nos regards qui s’y frottent.

Carapace craquelée en syllabes qui tombent comme les saisons qu’on tourne.

Peaux poreuses en histoires offertes aux passants.

Cacophonie atone sous le ruissellement de notre imaginaire.

Pluie d’impressions en ma langue de bois.

En petites touches.

Frappe.

 

Sober

samedi, juillet 28, 2018 0 1

 

Sur la pulsion de mon intuition,

Au rythme de ma confiance battante pour tout sourire qui s’ouvre,

A tes mots que j’entends sous le brouhahas des rumeurs passées,

Par l’indicible fureur quand tu me touches

Et cette impétuosité à t’aimer,

Cette ardeur à ne pas me tromper,

J’ai tout à te donner.