Couleurs vaudou par Leonce Raphael Agbodjélou

dimanche, septembre 10, 2017 0 1

 

Au fil des années, le photographe Leonce Raphaël Agbodjélou a capturé les costumes extraordinaires des cérémonies vaudou béninoises, dont la fête nationale se déroule les 10 janvier de chaque année. Grâce à son travail, les esprits des morts appelés Egoungoun, d’où le nom de la série, sont immortalisés. Sous leurs parures bigarrées de tissus broderies et cauris, les corps sont camouflés pour sublimer ce contraste entre passé et présent.

De ces costumes qui subjuguent on retient ce ravissement d’un autre temps, cette invitation au voyage dépaysante et surchargée de couleurs comme on l’aime.

 

 

On retrouve le travail de Leonce Raphaël Agbodjélou ici.

 

Les photos décoiffantes de Medina Dugger

mercredi, juin 28, 2017 0 1

 

Photographe californienne travaillant à Lagos, Medina Dugger immortalise les coiffures traditionnelles nigérianes dans cette série de photographies pop… Revitalisées, les nattes collées, les tresses et rajouts, se rappellent au monde de l’art. Tissées de tant de doigts, œuvres d’art à part entière, le savoir faire africain est exposé en montages colorés. Dans la rue ou dans un musée, des images à nous décoiffer, à rompre notre quotidien capillaire et à nous insuffler des envies d’aller chez le coiffeur.

 

 

Son site et son Instagram

 

Les portraits de Genevieve Gaignard

jeudi, juin 8, 2017 0 3

 

Genevieve Gaignard se travestie pour illustrer son Amérique métissée, à son image d’enfant de la mixité. Elle se maquille des bouts d’identités pour un portrait d’humanité coloré. Des stéréotypes féminins pastels aux mis de côtés, des desesperate housewife aux excentriques queer, la photographe explore les territoires d’une Amérique cosmopolite ou la femme est surexposée, sexualisée, engoncée dans une ethnie ou sous une mise en plis. Avec un brio décalé elle rompt avec le convenu et le polissé.

 

« Une bonne partie de mon travail joue sur la notion du corps idéal, et essaye de défaire cette logique en utilisant le même langage de la beauté et du glamour. Les représentations figées des ethnies, du genre et de la beauté sont toutes dangereuses, et j’espère que mon travail parvient à pointer ces absurdités. »

 

Dans une société qui empêche le différent et dicte l’homogénéité, la pertinence de son travail se trouve certainement dans ce poids d’une identité à porter, dans cette solitude inhérente à chaque cliché. Chaque personnage comme un miroir de nos propres désunions.

 

 

On va déguiser nos humeurs sur son site