Autofiction

lundi, novembre 12, 2018 0 0

 

Avec ton empathie sans mesure

Avec tes yeux à tout te montrer

Ta tolérance à tout comprendre

Tu as ouvert mon cœur à l’honnêteté

Tu as ouvert mon cœur à aimer.

 

Mais tu n’as qu’une place, à l’intérieur,

soustraite à mon quotidien.

 

Pour toi pas de mots, de temps ou d’existence,

que grappillés entre deux de mes obligations.

Pour toi pas d’efforts, de mensonges ou de tendresse,

mais une vérité qui se dénude, conforte puis blesse,

ta bienveillance béante.

Pour toi pas d’imprévus,

Pas d’espoir,

Pas de passion.

Même ton nom n’est partagé à personne

Ravalé

Gardé pour ce « nous » qui n’existe qu’après tous les autres battements de ma vie.

 

Tu es reléguée à l’intérieur

Remisée au plus sincère

Refoulée au plus vrai

Et tu n’existeras jamais que dans cet indicible

Dans cet aveu de vulnérabilité inenvisageable

Dans cette absence de choix

Que tu ne demandes pas mais qui t’useras

petit à petit

Toi qui me cries

Moi qui t’empêche

Et ne donne aucun écho à ton intuition réitérée d’être là.

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