Les photos décoiffantes de Medina Dugger

mercredi, juin 28, 2017 0 1

 

Photographe californienne travaillant à Lagos, Medina Dugger immortalise les coiffures traditionnelles nigérianes dans cette série de photographies pop… Revitalisées, les nattes collées, les tresses et rajouts, se rappellent au monde de l’art. Tissées de tant de doigts, œuvres d’art à part entière, le savoir faire africain est exposé en montages colorés. Dans la rue ou dans un musée, des images à nous décoiffer, à rompre notre quotidien capillaire et à nous insuffler des envies d’aller chez le coiffeur.

 

 

Son site et son Instagram

 

Lettre à ceux qui viendront

vendredi, juin 16, 2017 4 2

 

Comment sera l’homme, le prochain ?

 
Celui qui te mentira de toute sa sensualité, à exalter tes sens, à dépuceler ta naïveté, où celui qui ne vivra que de toi, à rétablir ton authenticité bousculée. Celui qui sera ton ami le plus érotique, à rire après coït, confidences ensemencées par la confiance légère et réciproque. Celui qui ne quittera sa femme que si tu veux bien le croire, et qui t’attend, et que tu désespères bientôt de mépriser. Celui auquel il ne manquera que ton amour, et celui qui sera trop loin pour t’assumer. Le conquérant, celui qui aura la patience d’endurer ton indécision, et l’autre, celui qui t’insultera pour un mieux trouvé. Celui qui aura les mots pour te blesser. Les mots pas le corps.

 

Ceux qui danseront, mais ne t’inviteront que sur une piste d’oreillers.

Tous sans paillettes mais connectés.

Ceux dont tu rêveras les bouches et les mains, les croisés dans la rue, ceux qui t’engonceront dans ton corps muet, à ne rien dire, à détourner les yeux. Ceux qui éduquent ton désir, le vrai.

Tous ceux pour qui tu n’auras nul orgueil.

Et celui dont le coeur, souffrira peut-être un jour de supporter l’abandon du tiens.

 

Ceux à t’exacerber à écrire,

Ceux à vivre,

Et surtout ceux à ne jamais les comprendre.

 

Tous ceux finalement, que tu as déjà rencontré, et qui te surprendront encore dans l’attente et l’abandon d’une passion à nous déborder, à perpétuer le verbe aimer.

Les portraits de Genevieve Gaignard

jeudi, juin 8, 2017 0 3

 

Genevieve Gaignard se travestie pour illustrer son Amérique métissée, à son image d’enfant de la mixité. Elle se maquille des bouts d’identités pour un portrait d’humanité coloré. Des stéréotypes féminins pastels aux mis de côtés, des desesperate housewife aux excentriques queer, la photographe explore les territoires d’une Amérique cosmopolite ou la femme est surexposée, sexualisée, engoncée dans une ethnie ou sous une mise en plis. Avec un brio décalé elle rompt avec le convenu et le polissé.

 

« Une bonne partie de mon travail joue sur la notion du corps idéal, et essaye de défaire cette logique en utilisant le même langage de la beauté et du glamour. Les représentations figées des ethnies, du genre et de la beauté sont toutes dangereuses, et j’espère que mon travail parvient à pointer ces absurdités. »

 

Dans une société qui empêche le différent et dicte l’homogénéité, la pertinence de son travail se trouve certainement dans ce poids d’une identité à porter, dans cette solitude inhérente à chaque cliché. Chaque personnage comme un miroir de nos propres désunions.

 

 

On va déguiser nos humeurs sur son site